Éducation et musique

Pour Confucius, la musique joue un rôle déterminant dans le confucianisme, notamment dans la façon de penser. Après l’avoir longuement étudié durant sa jeunesse, maître K’ong en fera le complément idéal mais surtout indispensable au « Li » . Ainsi, la musique sera élevée au rang de moyen d’éducation à part entière. Confucius est persuadé que la musique, dans la vie de tous les jours, est censée forger l’esprit et la communauté, de manière à ce que chacun puise son inspiration et les sujets qui l’inspire pour organiser son existence.

Li-King

Le Li-King, qui est le livre des rituels, codifie à de multiples reprises la part de la musique dans la vie quotidienne, en représentant tous les niveaux de l’État de la Chine Ancienne. Un paragraphe, lui étant consacré, le résume davantage :

« Celui qui comprend la musique, atteint par elle, les secrets de la morale. La musique la plus élémentaire est toujours la plus facile et la morale suprême toujours plus simple ; la musique la plus élevée dissipe la révolte, la morale suprême éloigne la querelle. Dans le monde visible règnent la morale et la musique ; dans l’invisible, les esprits et les dieux. Musique trouble, peuple débauché… la force du désir s’allume et la force spirituelle de la paisible harmonie s’éteint.                                                                                               Quand retentissent les chants de louanges, cœur et volonté s’épanouissent. »