Lao Tseu

Avant de découvrir le fameux « Tao Té King » ou  « livre de la voie de de la vertu » de Lao Tseu, il était nécessaire de présenter logiquement son créateur et père fondateur, par une brève biographie lui faisant référence. Bien entendu, il est important de souligner une chose extrêmement importante concernant les dates… elles ne résument d’aucunes certitudes, c’est pourquoi il serait stupide de s’y avancer avec prétention.

Biographie de Lao Tseu                                                                                                        Lao Tseu 老子, sous différentes appellations « Laozi  » ou « Lao Zi », reste un personnage emblématique de la Chine ancienne, dont les renseignements restent réellement indéfinis, voir rares et incertains en raison de la période très lointaine remontant au milieu du cinquième siècle avant J.C pour certains, alors que d’autres stipulent un nombre de dates diverses allant par exemple de -604 à 479  avant J-C. Les informations indiqueraient qu’il serait né dans la province du Chu avec certitude, mais à « Luoyi » pour certains et « Hai  » pour d’autres, soit une province appartenant au royaume des « Zhou » , située aujourd’hui dans l’actuel Tibet. Ce sage bien souvent représenté par un vieillard à la barbe blanche monté sur un buffle, serait à posteriori le père créateur et le fondateur du taoïsme. Il résume la naissance même de la Chine ancienne, ainsi que de ses bases de départ et de son fondement. Il est à lui tout seul, tout un symbole. Pour comprendre le fonctionnement de la Chine, ainsi que son histoire et ses coutumes, il est vital de se pencher sur le taoïsme de « Lao Tseu ».

Conception du Tao Té King                                                                                                  La conception du  « Tao Té King » guide l’humain dans sa conduite, vers une voie plus juste où la vertu prend réellement tout son sens. Sa doctrine impliquant le non-agir, incite l’être à économiser son énergie, afin de ne pas la gaspiller stupidement, ceci en se détachant de tous désirs (ces désirs mêmes, rendant l’humain esclave, et bien souvent étant à l’origine des egos démesurés, n’étant jamais satisfaits, finissant régulièrement malheureux ou seuls dans leur vie). La pensée taoïste doté d’un sens plus intuitif, évite toute réflexion jugée encombrante et pesante, soit le contraire même de la philosophie occidentale. Son ouverture sur le monde se veut par la méditation.

Il est raconté que  « Lao Tseu  » serait parti pour une retraite spirituelle, ou une sorte de très long pèlerinage vers l’ouest de la Chine actuelle, sans réelles destinations précises, se guidant au hasard des rencontres et des routes faites ça et là, c’est-à-dire dans l’inconnu absolu. C’est à partir de la période concernant la  « Dynastie Han » (ceci essentiellement en fonction d’éléments surnaturels et religieux) que l’on prend réellement en compte l’interprétation du « livre de la voie et de la vertu, ou « Dao De Jing » en lui attribuant un texte majeur considéré comme primordial par d’autres courants. Enfin, il est à souligner que  « Lao Tseu » est considéré par les taoïstes comme un dieu  太上老君 ,  Taishang Laojun, signifiant  « suprême seigneur Lao  » et comme leur ancêtre commun.